La cinquième mission à Tayarchaung – par Florent (seul)

Travaux réalisés:

Nous avons terminé la construction du pont qui avait été initiée par Ma Waing il y a quelques années ainsi que la route menant du pont vers la maison communautaire. Comme il restait un peu de matériaux de construction, U Hla Khaing a pris l’initiative de construire un petit chemin allant du réservoir jusqu’au premier pont. D’autre part nous avons lancé les travaux d’agrandissement du réservoir qui devraient durer encore une semaine. Une pompe à pied permettant de directement acheminer l’eau vers le village a également été installée devant l’abri. Ces travaux facilitent la vie aux villageois, et la leur faciliteront encore plus pendant la saison des pluies.

 

  1. Pont et chemin :

Le chemin mène du pont vers l’abri et du réservoir vers le premier pont. L’ inconvénient : il y a plus de circulation à Tayarchaung. Maintenant les mobylettes prennent un raccourci en passant par le pont. Solution : instaurer un péage. 200 kyats à chaque passage de mobylette !

  1. Abri :

Le pilier central a été mis en place et les murs sont recouverts de plâtre. Le carrelage a été posé dans les toilettes et la salle-de-bain et le niveau du sol de la sdb rehaussé. La surface est moins rugueuse, moins poussiéreuse et plus lisse qu’avant. Une natte ainsi qu’une grande bâche ont été achetées pour tout recouvrir lorsque l’abri n’est pas utilisé. Des balais ont aussi été achetés pour nettoyer.

février 2017

mai 2017

 

mars 2018: le pilier central, les finitions, la peinture sont achevés

Ce qu’il reste à faire, par ordre décroissant d’importance :

– Mettre une grille entre les murs et le toit. (Il y a des déjections d’oiseaux, des plumes et des duvets qui jonchent partout le sol.)

– Poser une gouttière

– Mettre des étagères ou des placards. Aménager un peu l’intérieur.

– Peindre les murs (des futurs visiteurs de Cadrasie aidés de locaux pourraient s’en charger).

 

  1. Pompe à pied :

Elle fonctionne bien. Il n’y a plus d’eau dans le réservoir et ils ont démonté les tuyaux qui le reliaient à la pompe. Ils envisagent à l’avenir de les enterrer le long du chemin.

  1. Agrandissement du réservoir:

La surface intérieure fait 0.36 ha et la surface extérieure 0.45 ha. La profondeur moyenne est de 1.5 pied soit 45 cm environ. Il est à sec et les villageois doivent aller puiser leau assez loin, en transportant des palanches chargées de deux bidons de 20 litres chacun. Ils comptent l’agrandir de 6 pieds de chaque côté.

 

UHK m’avait annoncé que le prix avait grimpé à 8000 kyats cette fois-ci pour travailler sur l’agrandissement du réservoir d’eau. Il m’a annoncé environ deux semaines pour le terminer et ils ont commencé les travaux dès le lendemain de mon départ. C’est un travail à accomplir avant le début de la saison des pluies.

 

  1. Recensement:

Un recensement du nombre d’enfants à Taya. Il y en a 79 : 47 filles et 32 garçons. Tous sont d’une saleté repoussante. Ils ont besoin de vêtements et de choses à manger. Il faudra la prochaine fois que je vienne avec des vêtements, des biscuits et des fruits.

 

  1. Aide médicale:

J’ai rencontré Daw Lwin Ma qui est l’assistante médicale de Taya. Je lui ai demandé de me faire une petite liste de produits médicaux dont elle a besoin. Ce sont des antiscabiques, des sels réhydratants, des bandages, des sparadraps, du désinfectant, un tensiomètre et un appareil de mesure de la glycémie. J’essayerais d’en savoir plus lors de mon prochain séjour et de questionner Daw Lwin Ma un peu plus longuement à propos des besoins médicaux du village.

 

  1. Excursion à Nyi naung:

Le village de Nyi Naung est situé à une dizaine de kilomètres au sud de Taya. J’y suis allé en bateau avec le boatman et pêcheur U Pon Kyi. Il a une très belle barque en bois de Tingan. J’ai visité ce temple flottant étonnant, amarré à la terre ferme par des cordages. Les pêcheurs accrochent les filets tout autour des bordures de la barge.

Sayadaw U Nanda a financé un chemin dans son village dont la particularité est d’être réalisé avec un mélange de ciment et d’écorce de riz, et il me parait indispensable de réaliser dans un avenir proche un chemin semblable à Taya.

Enfin, un des gros problèmes dans ce village est l’eau. C’est encore pire qu’à Taya. Ils n’ont pas d’eau du tout. Ils sont obligés de stocker de l’eau potable dans des sortes de poubelles en plastique offertes par les Nations Unies. Sayadaw U Nanda aimerait bien creuser un réservoir comme celui de Taya. On peut peut-être financer la réalisation de ce réservoir?